Définition du mandala

Généralité


Mandala de stagiaire

Le mandala est un réceptacle de l’énergie créatrice, devenu un outil multidimensionnel d’expression picturale accessible à tout un chacun. Le libre détournement de sa fonction d’origine a amené certaines personnes prudentes à le rebaptiser sous le nom de «dessin centré» ou «peinture centrée». Quelle que soit la raison légitime de ce baptême, cela me donne l’impression d’un rejet de sa dimension spirituelle. Or l’énergie créatrice et l’énergie spirituelle sont pour moi synonymes et procèdent de la même source, le mystère de la création, appelée communément Dieu. Il me semble que l’occident, aveuglé par le pouvoir du matériel et de sa superficialité, tend à occulter la dimension spirituelle propre à la vie qui en est l’essence. La créativité ne procède t’elle pas de l’énergie spirituelle ? Tout comme l’amour ? N’est-elle pas la source de la vie intérieure qui anime les vastes profondeurs de l’inconscient ? La vie spirituelle (ou intérieure, si ce dernier mot est plus rassurant pour toi) est composée de la pensée, l’intuition, l’imaginaire et même des émotions. Tout cela se résume dans l’être créatif que nous sommes. L’amalgame qui est faite avec les religions n’est que l’expression de la peur de ce qui n’est pas tangible, non contrôlable, et donc non sécurisant. 

De part sa structure basique, je considère le mandala comme un vaisseau magique permettant d’explorer en toute sécurité les endroits les plus obscurs et les plus lumineux du royaume de la psyché. Ses pouvoirs infinis sont paisibles et ne sauraient faire atteinte aux nuances propres à chaque individu. A la lumière de ma juste capacité d’accueil de ma réalité intérieure, il réveille en douceur, par la seule présence de ses formes géométriques (cercles et carré), des émotions enfouies, les transcende et envoie les vibrations et l’espoir d’une possible adéquation avec mon être essentiel. Il me permet donc de traverser mon chaos en toute sécurité, me donnant à voir clairement les archétypes de mon inconscient pour reprendre le terme si cher au psychiatre suisse Carl Gustav Jung à qui  l’on doit, semble t’il, l’introduction du mandala en occident. Je ne vais pas parler de ses travaux de recherche sur le mandala, je risque de rallonger mon bêtisier. Je sais seulement qu’à partir de ses travaux de recherche, l’utilisation du mandala en tant qu’outil d’exploration de l’inconscient a commencé à se développer aussi bien dans les hôpitaux, les écoles, les ateliers privés et centres divers.
L’occident découvre depuis à peine un demi-siècle la force de centrage du mandala à colorier, occultant sa pleine dimension créative qui semble inaccessible pour les débutants et réservé à une élite. Pourtant de plus en plus nombreux sont les ateliers de mandalas créatifs qui viennent, parfois dans de petits villages isolés, bousculer les traditions quelque peu classique de la peinture et offrir l’opportunité à tout un chacun d’éveiller et d’exprimer autrement sa créativité à travers le mandala.


Mandala de stagiaire réalisé lors d'un stage


Mandala de stagiaire

Bien que la pratique du mandala, notamment le mandala à colorier, connaisse ces dernières années un certain essor, l’étendue de ses pouvoirs reste méconnue du grand public. Je m’étonne d’ailleurs de l’attitude fermée de certains art-thérapeutes qui ne jurent que par le mandala à colorier. Serait-ce tout bonnement parce qu’ils ont une méconnaissance pour ne pas dire une peur de leur propre énergie créatrice ? La polémique est lancée… L’approche fragmentaire du mandala rend difficile la vulgarisation de sa réalité totalisante et enveloppante en tant qu’outil créatif d’exploration de soi à la portée de tous. J’ai remarqué que le mandala est souvent reconnu et considéré par les néophytes comme un simple canevas à colorier. Il est évident, comme je le disais plus haut, que remplir de couleurs des cases vides délimitées par un graphisme pré-dessiné par une autre personne ou un ordinateur centre l’attention et calme momentanément les agitations intérieures, comme le ferait un cachet d’aspirine. Le mandala à colorier pallie certainement à l’urgence de se centrer et justifie ainsi les limites de son efficacité. Je tiens toutefois à noter que je fais référence à des mandalas dont le graphisme géométrique ou libre est spirituellement primaire.

Il existe des mandalas à colorier dont le graphisme est hautement inspiré par une tradition millénaire (mandalas hindous, tibétains, navajos, aztèques, etc..) ou des forces créatives supérieures, comme les mandalas d’artistes professionnels initiés aux mystères de la création. Dans ce cas, le fait de colorier ce type de mandalas créatifs te transmettra les vibrations du mystère de la création et t’invitera à entrer progressivement dans la voie indépendante du mandala créatif. En ce sens le mandala à colorier peut s’avérer être un tremplin pour accéder au mandala créatif.

J’entends par mandala, et cette définition m’appartient, toute expression artistique (dessin, peinture, sculpture, land art..) inscrite dans un cercle et axée de façon libre ou symétrique autour d’un centre. Ces formes auxquelles s'ajoutent souvent le carré et parfois le triangle constituent globalement la structure basique du mandala dont le terme indo-européen signifie "cercle". Il désigne chez les hindous et les bouddhistes une œuvre artistique réalisée avec du sable coloré ou de la peinture et sert de support de méditation. On le retrouve sous des formes différentes dans les mosquées, les vitraux, etc…


Mandala de stagiaire réalisé lors d'un stage

En occident, le mandala est communément présenté dans des variations colorées de dessins libres, géométriques, souvent symétriques, semblables à des rosaces, forcé parfois dans son mystère par des calculs complexes, comme le nombre d’or, et tend à s’inspirer des mandalas tibétains qui représentent souvent la coupe d’un temple où évoluent des divinités. Ces derniers sont en vérité très complexes et accompagnés de rituels spécifiques inaccessibles aux néophytes. J’ai remarqué que la plupart des mandalas tibétains étaient composés dans leur forme simplifiée d’au moins trois cercles avec un centre circulaire et un ou deux carrés bordés d’un escalier de chaque côté. Après mûre réflexion, j’ai pris la liberté de retirer les escaliers et de garder simplement le centre, les deux cercles périphériques et le carré comme symboles de base pour établir la structure schématique du mandala à partir de laquelle j’ai ébauché ma démarche.

Le mandala créatif est un outil d’exploration de soi qui permet d’accueillir en toute sécurité le fluide intarissable de l’énergie créatrice. Il dévoile l’étendue infinie du mystère de la création et nous conduit au fin fond de notre réalité créatrice. Il m’a personnellement permis de traverser et de voir distinctement la couche chaotique qui relie la superficialité de ma réalité extérieure, empreinte de conditionnements et de contraintes, aux profondeurs de ma réalité créatrice, infiniment vaste et libératrice. En d’autres termes, le mandala créatif est devenu une sorte de guide tout à fait neutre qui m’a mené en toute liberté sur la voie de l’adéquation avec mon être essentiel, sans nul autre maître que moi-même. Il m’a mis face à ma réalité unique et distinctive, m’invitant sans cesse à me voir et m’accepter tel que je suis, sans nulle spéculation possible, me rappelant sans cesse à ma réalité créatrice. Qu’il n’existe pas d’autre réalité que ma réalité créatrice : Je suis un être fondamentalement créatif, en constante évolution. Mû par une force naturelle de croissance appelée l’énergie créatrice.


Mandala de stagiaire

Je n’ai certainement pas la prétention de présenter le mandala dans sa tradition originelle, c'est-à-dire comme support de méditation rattaché à l’hindouisme, au bouddhisme ou autre, je risque de dire des bêtises, de répéter ou de déformer ce que j’ai pu lire sur le sujet. Ce n’est ni mon champ de compétence ni la façon dont je souhaite aborder le mandala. Je n’ai pas la prétention d’emboiter le pas aux exégètes du mandala et reste donc à ma place d’artiste plasticien. Je t’invite plutôt à partager mon expérience pratique du mandala créatif sous l’angle empirique et inspiré avec lequel je l’ai toujours abordé. Empirique parce que j’anime depuis une dizaine d’années des stages et une formation autour du mandala créatif. Parallèlement, j’en peins de façon régulière. Inspiré, oui, par mon imaginaire et tout ce que je découvre de façon intuitive et discursive sur le mandala en tant que vaisseau symbolique d’exploration de mon univers intérieur.

De part sa structure basique, je considère le mandala comme un vaisseau magique permettant d’explorer en toute sécurité les endroits les plus obscurs et les plus lumineux du royaume de la psyché. Ses pouvoirs infinis sont paisibles et ne sauraient faire atteinte aux nuances propres à chaque individu. A la lumière de ma juste capacité d’accueil de ma réalité intérieure, il réveille en douceur, par la seule présence de ses formes géométriques (cercles et carré), des émotions enfouies, les transcende et envoie les vibrations et l’espoir d’une possible adéquation avec mon être essentiel. Il me permet donc de traverser mon chaos en toute sécurité, me donnant à voir clairement les archétypes de mon inconscient pour reprendre le terme si cher au psychiatre suisse Carl Gustav Jung à qui l’on doit, semble t’il, l’introduction du mandala en occident. Je ne vais pas parler de ses travaux de recherche sur le mandala, je risque de rallonger mon bêtisier. Je sais seulement qu’à partir de ses travaux de recherche, l’utilisation du mandala en tant qu’outil d’exploration de l’inconscient a commencé à se développer aussi bien dans les hôpitaux, les écoles, les ateliers privés et centres divers.


Mandala de stagiaire réalisé lors d'un stage

L’occident découvre depuis à peine un demi-siècle la force de centrage du mandala à colorier, occultant sa pleine dimension créative qui semble inaccessible pour les débutants et réservé à une élite. Pourtant de plus en plus nombreux sont les ateliers de mandalas créatifs qui viennent, parfois dans de petits villages isolés, bousculer les traditions quelque peu classique de la peinture et offrir l’opportunité à tout un chacun d’éveiller et d’exprimer autrement sa créativité à travers le mandala.

L’objet de ma démarche est d’apporter un éclairage sur les pouvoirs du mandala créatif, non en tant que thérapeute mais en tant qu’artiste sensible à la dimension créatrice et spirituel de l’outil. La puissance du mandala créatif tel que je l’aborde, réside mystérieusement dans l’alliage des symboles de base qui caractérisent son squelette (le cercle, le centre et le carré). Cet alliage géométrique, d’apparence simpliste, accueille et met en mouvement les symboles ajoutés en toute liberté lors de l’acte créatif. Ce mouvement tend à nous aspirer et nous entrainer vers nos profondeurs, nous mettant en lien avec les forces universelles de transformation. Les symboles ajoutés peuvent être imaginaires ou empreints à une bibliothèque de signes et symboles universels. Certes, le mandala créatif centre l’attention mais fait avant tout appel à l’énergie créatrice pure qui génère chez le débutant (comme chez l’amateur du reste) un vertige qui réveille des émotions profondes. L’accueil et l’apprivoisement de ces émotions permet d’accéder plus facilement à ma réalité créatrice. Voilà pourquoi le mandala offre l’opportunité de travailler clairement sur mes peurs, pour peu que je sois préparé à le faire par l’apprentissage de simples techniques d’approche sur lesquelles je reviendrai en détail plus loin.


Mandala de stagiaire

Ce n’est donc pas un support d’expression picturale comme les autres, qu’on se le dise. Les peurs suscitées par mes émotions profondes peuvent être accueillies paisiblement grâce à l’assurance que procure la relative maîtrise technique de l’outil et des exercices précis de respiration. Alors le mandala créatif ouvre la voie qui mène vers le centre de mon être, devenant à la fois un support d’expression intime et un lieu de rencontre avec l’être essentiel qui trône au plus profond de moi-même. Rencontre avec toutes les émotions liées à ma réalité spirituelle. Et le mandala à colorier ? Le mandala à colorier, très en vogue par son abord facile, n’implique quasiment aucun effort à fournir puisqu’il est question de remplir de couleurs des espaces pré-tracés (par une autre personne) axés dans un cercle. Selon la complexité de l’organisation graphique, l’attention sera plus ou moins captée de façon variable. Si le mandala à colorier est fréquemment utilisé à titre de loisir c’est bien parce qu’il permet d’apaiser des tensions passagères et offre de ce fait un moment de détente. Il répond parfaitement à des situations urgentes de centrage car il fait peu ou prou appel à la créativité. C’est précisément cette dispense d’effort créatif qui va permettre au cerveau d’apaiser les agitations et se mettre au ralenti. Ainsi, le fait de colorier un mandala pré-dessiné agit efficacement comme un calmant. Ses effets sont immédiats mais ne durent pas. Je le préconise dans des périodes compliquées de la vie (deuil, dépression…) où l’effort de centrage s’avère difficile. Il devient alors un outil thérapeutique tremplin d’une grande efficacité. A toute fin d’évolution et d’accomplissement de sa réalité créatrice en tant qu’être humain, d’autres types de mandalas peuvent se présenter comme les marches d’un escalier à gravir : mandala structuré, mandala semi-structuré, mandala cathartique…(Voir chapitre ?). En effet, le graphisme du mandala à colorier est le reflet de la carte géographique du territoire intérieur d’une autre personne, celle qui l’a dessiné. Qui est cette personne ? Quelle est sa source d’inspiration ? Est-elle équilibrée ? Voilà pourquoi si je veux aller plus loin et réveiller l’artiste qui sommeille en moi, le mandala à colorier risque de devenir un instrument de frustration. C’est une démarche thérapeutique qui peut être initiale mais limite le déploiement de mes propres ressources créatives. Elle n’a rien à voir avec celle du mandala créatif dont le but est de m’éveiller à la créativité.

Le mandala créatif m’entraîne vers les profondeurs obscures et lumineuses de ma réalité intérieure. Evidemment, il y a un vertige à accueillir… celui de la créativité. De ma réalité créatrice. De la réalité créatrice de l’univers. Elle puise sa force dans mes profondeurs. Y aller n’est pas sans risque, qu’on se le dise ! Le risque de remettre en question ma croyance en l’acquisition d’une paix facile. Accéder à la paix intérieure implique de composer avec toutes mes données, considérées bonnes ou mauvaises. Pour ce faire je dois me rendre à l’endroit où se niche ma vérité d’être. C’est à l’approche de ma vérité d’être que je contacte mon guide intérieur, mon maitre. Ma vérité d’être me met face à moi-même, face à mes limites. Voilà pourquoi elle fait peur. Même chez certains psys ! Alors si tu peux, crée toi-même le graphisme de ton mandala à colorier ou à peindre. Le mandala créatif s’adresse aux personnes qui souhaitent opérer un travail en profondeur et ouvrir les vannes de l’énergie créatrice. C’est un travail sur du long terme, au même titre qu’une thérapie. Voilà pourquoi je parle souvent de voyage au cœur du mandala créatif. Il s’adresse à moi si et seulement si je souhaite aller sincèrement à la rencontre de mon moi profond et voir ma réalité intérieure telle qu’elle est. En ai-je le courage ? Que vais-je découvrir ? Suis-je prêt à me voir en face ? Alors il me conduira certainement sur la voie de ce à quoi je suis destiné à être vraiment et m’aidera à m’accomplir en tant qu’être créatif. Le mandala créatif renvoie tout aussi bien à la réalité de mon être lumineux que de mon être misérable. Parce que nous sommes assurément des êtres spirituels insatisfaits, pour ne pas dire frustrés dans notre élan créateur. Ceci en raison de l’aliénation culturelle cultivée et entretenue pernicieusement par l’esprit totalitaire de nos sociétés de consommation, toujours plus énergétivores et libertivores. Si tu débutes et décides de te lancer dans ce merveilleux voyage au cœur du mandala créatif, ne te décourage pas face aux possibles vertiges liés à ton manque d’expérience. Je t’invite donc à l’aborder avec un minimum de données techniques pour acquérir un peu d’assurance.


 



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